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Le
CONCERT INTÉGRAL au
FOYER DU CHÂTELET
VENDREDI 10 FÉVRIER
2012
Le
concert vu par

Vassilena
Serafimova, Christophe Grèze, Pierre Lénert et Éliane
Reyes
aux rencontres musicales d'Intégral
Pour
la promotion de deux de ses dernières productions discographiques,
Intégral Classic a
ouvert gratuitement les portes de ses rencontres musicales
au grand foyer du théâtre du Châtelet à
Paris, le 10 février 2012.

Foyer
du châtelet - Le grand foyer du Châtelet
La
première partie était consacrée à l'impressionnante
percussionniste
Vassilena Serafimova dans un répertoire contemporain
et de grande virtuosité
constitué d'uvres de Fournayron, Mantovani, Dousteyssier
et de Roque Alsina,
Reflet, une pièce pour saxophone (Christophe Grèze)
et percussions.

Vassilena
Serafimova
La
seconde partie, moins percussive, mais tout aussi percutante
quant à l'émotion esthétique, réunissait
la pianiste Éliane Reyes
et le premier alto solo supersoliste de l'Opéra de Paris
Pierre Lénert.

Éliane
reyes et Pierre Lénert
Ils
ont interprété les 4 Märchenbilder de l'opus
113 de Robert Schumann,
sonate en quatre mouvements qui ne dit pas son nom, aux élans
romantiques,
embrassades somptueuses et allures rhapsodiques, dans les harmonies
profondes
propres au compositeur, qui met particulièrement bien en
valeur
la tessiture chaleureuse de l'alto.
Bien
différente est la sonate opus 147 que Dmitri Chostakovitch
acheva peu de temps
avant de mourir en 1975. C'est une uvre triste, pensive, recueillie,
poignante,
désarticulée même, où l'alto concerte
avec le piano, mais surtout avec lui-même.
On
peut s'amuser à débusquer les citations ou les évocations
de Prokofiev, Berg, Chostakovitch lui-même ou Wagner ou Tchaïkovski,
mais on ne peut échapper
à l'évocation du premier mouvement de la sonate dite
« Clair de lune »
de Beethoven, en variations déconstructivistes si on peut
dire, qui mènent l'uvre
à sa fin, « dans le sable », à la manière
de la 6e symphonie (pathétique)
de Tchaïkovski.
Éliane
Reyes (il faut écouter son enregistrement des 24 Intermezzi
de Tansman)
et Pierre Lénert, vont aller chercher le son, et font un
magnifique travail
d'expression, de tension et d'équilibre sonores
dont on s'en régale les oreilles et de plaisir esthétique.

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