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Franz
LEHAR
La Veuve joyeuse
Collection
« Du Danube à la Seine »
L'Opérette viennoise en français !
Solistes, Chur & Orchestre Lyrique
de l'ORTF
Adolphe
SIBERT direction
avec
Teresa STICH-RANDALL, Christiane JACQUIN, Monique STIOT,
Jean-Guy HENNEVEUX, Henry LEGAY...
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On
sait que La Veuve joyeuse se déroule à Paris,
mais on ignore souvent que la pièce elle-même est d'origine
française. Henri MEILHAC, l'un des librettistes favoris d'OFFENBACH,
avait commis en 1861 une petite comédie satirique. Victor
LEON et Leo STEIN, librettistes fertiles qui travaillaient beaucoup
pour les théâtres viennois, adaptèrent la pièce
de leur collègue français ; ils proposèrent
le texte à Richard HEUBERGER, le compositeur en vue du Bal
de l'Opéra, mais celui-ci ne souhaita pas le traiter.
On
le proposa donc à un jeune compositeur, Franz LEHAR,
qui ne s'était pas encore vraiment imposé en dépit
du beau succès de sa valse L'Or et l'Argent. Il avait
en réalité accumulé plus d'échecs que
de succès quand se présenta le livret de La Veuve
joyeuse qui devait lui conférer du jour au lendemain
une gloire fulgurante. Et le 30 décembre 1905, soir
de la première au Théâtre An der Wien à
Vienne, compositeur, librettistes, directeur du théâtre
et interprètes s'attendaient à un four... On sait
ce qu'il advint ! Deux ans plus tard, cinq théâtres
de Buenos Aires la représentaient simultanément en
cinq langues différentes et toute la planète était
bientôt conquise.
Les
raisons de ce succès ? La musique est incontestablement
réussie ; ce n'est pas tout que d'écrire des
valses ou des airs hongrois, encore faut-il que les mélodies
soient aisément mémorisables et sans vulgarité.
Or, la Chanson de Vylia ou la valse Heure exquise
sont devenues d'incontournables petites pages de la grande musique,
comme le Beau Danube bleu ou le prélude de Carmen.
L'histoire elle-même est drôle, mais les principaux
personnages ont un petit plus psychologique qui en fait autre chose
que des marionettes...
Programme des CD :
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